samedi 09 mai
Angkor ... et toujours
Oui, il m'a fallu quelques jours de réflexion pour enfin me trouver prête et disponible pour vous parler d'Angkor. Il y a des noms comme ça qui font rêver. Des lieux à la magie si puissante que seule la sonorité de leur nom fait flamber l'imaginaire. Angkor est de ceux-là. Mais comme tous les lieux qu'on a rêvés, on ne sait jamais si la réalité sera à la hauteur de ce que notre imagination avait créé. Eh bien Angkor ne m'a pas déçue! Angkor possède toujours l'immensité et la beauté qui a fait de ce site une des merveilles du monde.
Donc pour revenir au fil de notre histoire, Vincent, Céline, Pierre-Emmanuel et moi-même avons quitté Phnom Penh le mercredi midi en bus. Nous avons voyagé avec les "Mekong Express Limousines" rien que ça! Alors ne vous y trompez pas, il s'agit seulement de bus climatisés! Le voyage est long jusqu'à Siem Reap: 6h, le temps de s'ennuyer et de saturer de la musique "karaoké" cambodgienne qui passe à la télé! Le plus dur fût finalement la pause car après 15 minutes pour se dégourdir les jambes, nous sommes remontés dans un bus brûlant qui a refusé de redémarrer! Plus de batterie... Il a fallu nous brancher sur un autre bus avec des câbles trop courts, bref... nous sommes repartis après 40 minutes de chaleur intense.
A Siem Reap, j'avais réservé, sur conseils, un charmant petit hôtel (Ombrelles & Kimono pour les intéressés), où la propriétaire française m'avait fait une offre très intéressante après avoir lu mon blog! Dés notre arrivée, nous n'avons pas été déçus! L'hôtel a été aménagé dans une jolie maison avec piscine au centre et décoré avec beaucoup de goût. Nous avons notamment apprécié le sens du détail qui était mis dans le décor. En plus, comme nous étions les seuls clients, nous nous sommes vraiment sentis comme chez nous! N'étant pas habitués aux hôtels si haut de gamme, nous étions aux anges! Après nos 6h de bus, la piscine fût très bienvenue. Puis nous avons retrouvé de nouvelles connaissances: Ronan et Hanne, des amis de mon colloc Edouard, pour un dîner Khmer au bord du canal.
Le lendemain matin, c'est le grand jour: nous allons voir Angkor! Je dois l'avouer, l'idée de me rendre sur ce site mythique me titillait depuis le début du séjour. Deux tuk-tuk pour nous emmener, nos pass avec photos achetés, nous sommes partis pour Angkor Wat, le temple immense, le plus connu, à l'entrée de la cité d'Angkor... Le lieu est immense, rempli de touristes mais pétri de mystère et de grandeur. La jungle ne lui a pas tout pris et les Khmer Rouges non plus. La visite s'est faite sous une chaleur étouffante mais nous avons bien observé les différents recoins de ce chef-d'oeuvre! En atteignant l'enceinte extérieure, derrière, nous avons même eu le spectacle d'une bande de singes pas du tout effrayés par tous ces touristes!
Nous avons ensuite poursuivi par Angkor Thom, le coeur de la cité avec le Bayon, le Baphuon, la terrasse des éléphants et celle du roi lépreux. Si ce côté là est moins bien conservé qu'Angkor Wat, il n'en est pas moins impressionnant. L'immensité de ce lieu rappelle celle de l'empire Khmer. C'est d'ailleurs assez déchirant de constater ces richesses anciennes et la grandeur d'un empire disparu dans un pays que la misère et la guerre ont laissé exsangue.
Notre visite a été notamment ponctuée par une menace grandissante d'orage qui ne s'est finalement concrétisée qu'une fois que nous étions revenus sur les tuk-tuk. Ceci dit, le vent d'orage a bien failli provoquer un accident: sans le hurlement bienvenu d'un gamin Khmer, je me prenais une grosse branche sur la tête. Rien de dramatique mais j'aurais eu très mal!
Après cette visite, obligatoire vu que ce sont les lieux les plus connus de tous le site d'Angkor, nous nous sommes rendus à Ta Phrom. Ce temple est tout aussi connu que les précédents mais pas pour les mêmes raisons... Ta Phrom est le temple d'Angkor pour lequel les conservateurs ont choisi de laisser faire la nature. Livré à la jungle, Ta Phrom est un lieu magique et mystérieux qui semble tout droit sorti d'un Indiana Jones. J'ai éprouvé un sentiment mitigé et très contradictoire en visitant ce temple. D'un côté, Ta Phrom est sans doute celui qui m'a le plus plu, il est le symbole même d'Angkor tel qu'on l'imagine, les pierres et la jungle ne formant plus qu'un ensemble intimement lié. Mais d'un autre côté, mon coeur ne peut s'empêcher de se serrer en se disant que la jungle finira par le dévorer entièrement et qu'il n'en restera peut être plus rien un jour... Si les premiers temples peuvent impressionner par la puissance du désir des hommes de bâtir, Ta phrom rappelle que quelque soit notre folie des grandeurs, la nature possède toujours plus fort... A Ta Phrom, des pans entiers de mur sont lentement mais sûrement avalés par les racines des fromagers et des ficus qui s'étendent dans chaque fissure... tentaculaires et sans pitié... Par endroit, les racines elles-mêmes deviennent pierres et se fondent avec le reste du temple.
Le lendemain, nos Tuk-tuk nous ont emmenés un peu plus loin à Kbal Spean, la rivière au milles lingas. Ce fût une belle et reposante ballade au milieu d'une forêt impressionnante peuplée de papillons multicolores. Le tout pour atteindre la rivière dans le lit de laquelle on trouve de nombreuses gravures sacrées. Nous avons terminé la visite au centre de préservation de la faune qui garde en son seing de nombreuses espèces d'oiseaux, singes, primates, rongeurs, serpents, etc... Intéressant et instructif. J'étais néanmoins déçue de ce choix. Nous avions fait 2h de Tuk-Tuk et si la ballade était jolie et sympathique, j'ai eu la sensation désagréable d'avoir perdu une demi-journée de mon aventure Angkorienne. J'aurai largement préféré voir un autre temple. Fort heureusement, celui que nous avons vu en fin de journée rattrapait bien ce manquement...
Sur le retour, nous avons de nouveau eu notre petite aventure des transports: la roue d'un des tuk-tuk a explosé, laissant un trou béant dans le pneu! Ni une ni deux, ça a été réparé à toute vitesse dans un petit garage qui avait pour attraction un étrange oiseau capable d'imiter à la perfection la sonnerie du téléphone!
Nous avons ensuite atteint le temple Bentey Srei, aussi appelé la Citadelle des femmes. Et celui-ci est un véritable bijou! Le Bentey Srei est construit de grès rose qui prend une couleur surnaturelle avec la lumière de fin de journée. Il est entièrement sculpté avec une finesse impressionnante. Les colonnes et les linteaux de porte semblent taillés dans la dentelle et sont admirablement conservés. Une vraie merveille.
Finalement, j'ai aussi réussi à convaincre au moins une partie de mes acolytes pour un réveil à l'aurore le samedi matin afin d'aller observer le levé du soleil sur Angkor Wat. Nous avons donc quitté l'hôtel à 4h30 pour arriver encore dans l'obscurité devant la grande allée qui traverse les douves. Les premiers rayons du soleil, un peu timides, n'ont pas donné grand chose sur les photos mais peu à peu, la vue est devenue digne d'une carte postale.
Nous étions loin d'être seuls pour la photo mythique et le petit tour que nous avons fait vers l'intérieur du temple, loin de la foule possédait à lui seul bien plus de charme que le reste. J'ai longuement apprécié les jeux de la lumière de l'aube et le silence du matin entre les tours d'Anglor Wat. Nous avons quand même fait comme tout le monde, nous avons pris des dizaines de photos de cette vue splendide. L'Aurore donne toujours une dimension encore plus merveilleuse aux chefs d'oeuvre des hommes comme à ceux de la nature. Ce matin là, le soleil a aussi salué la naissance d'un petit veau au coeur du parc d'Angkor Wat. La vie continue...
C'est finalement les yeux pétillants et le coeur un peu serré que je suis repartie vers PhnomPenh vers midi. La semaine au Cambodge touchait à sa fin et je suis revenue à Hanoi le dimanche, des rêves pleins la tête.
mardi 05 mai
Le Cambodge - Phnom Penh et les Khmer Rouges
Me voilà du retour du Cambodge après une semaine bien remplie et bien chaude! Une fois n'est pas coutume, je vous ai mis les photos avant le texte! Du Cambodge, j'ai vu Phnom Penh et Angkor, je vais donc vous mettre deux messages (si si petits veinards!).
Je suis arrivée à Phnom Penh le dimanche 26 vers midi. J'ai alors pu retrouver des anciennes collocs du Vietnam: Aurélia et Julie! ça commence à remonter assez loin mais la colloc ça a aussi des bons côtés: on rencontre des gens avec qui on a envie de rester en contact! Donc c'était bien chouette de les revoir. ça m'a aussi permis d'en savoir un peu plus sur ce pays puisqu'elles y travaillent toutes les deux dans le développement agricole. En effet, comme il me semble l'avoir déjà mentionné, observer l'agriculture vous en apprend beaucoup sur un pays...
A Phnom Penh, je me suis bien baladée. J'ai commencé par un petit tour dans une foire artisanale (commerce équitable) le dimanche après-midi, et j'ai pu commencer mes réserves de "petits-cadeaux-à-rapporter-en-France". Lundi, j'ai déambulé dans les rues, visité quelques boutiques, préparé la suite du séjour (hôtel, bus...) et admiré quelques pagodes. Le midi, les filles et moi sommes allées dans leur "cantine" Khmer histoire de manger bien local et pas cher. Cuisine correcte, proche de la cuisine viet avec un peu plus de lait de coco et de piment (histoire de se rapprocher de la cuisine Thai!). Par contre, le feuilleton du jour jouait à fond à la télé (rien d'étonnant jusque là) et l'héroine revivait en rêve un viol, pas très appétissant! Mes premières impressions (message précédent) ont été confirmées. La ville est en plein développement, notamment touristique mais on sent qu'une part importante de la population reste à la traîne. Une misère bien plus présente et visible qu'au Vietnam et qui contraste avec les pagodes au toit doré et les voitures de luxe dernier modèle.
Mardi matin, je me suis mise en jambes avec une rapide visite au musée National dont le bâtiment est une belle oeuvre. A l'intérieur, des statues et objets divers retrouvés à Angkor. Je crois que la visite aurait bien mérité un guide car le musée manque de panneaux explicatifs. La visite est aussi particulièrement intéressante pour les jardins et les petits bassins couverts de Lotus. Ensuite, direction l'aéroport en Tuk-Tuk pour récupérer mes visiteurs: Céline, Vincent et Pierre-Emmanuel, fraîchement débarqués de France! Le retour jusqu'à l'hôtel en tuk tuk, à 4 avec les bagages, était un peu sportif mais très local!
En vacances, pas de temps à perdre! A midi, petit dèj-repas et direction le Palais Royal. Dans le palais en lui-même, il n'y a pas grand chose ouvert à la visite mais les bâtiments sont élégants et rappellent inévitablement la Thailande et, dans une moindre mesure, le Laos. Ce qui m'a le plus marqué dans cette visite? Les jeunes bonzes en robe avec leurs appareils photos numériques en pleine visite touristique :). Et cette phrase surprenante dans le Guide du Routard: "Le pavillon Napoléon III [...] fût construit pour accueillir l'impératrice Eugénie lors de l'inauguration du canal de Suez." Nous avons eu beau chercher dans notre mémoire de l'histoire, nous n'avons pas trouvé le lien entre Phnom Penh et le canal de Suez...
Juste à côté du Palais, nous avons aussi admiré la Pagode d'Argent, joliment ouvragée et dont la cour est remplie de plantes exotiques en pot, multipliant ainsi les textures et les couleurs. Les asperseurs mis en route en milieu d'après-midi ont d'ailleurs bien rafraîchi les touristes que nous étions! La soirée fût courte et française (saucisson, fromage et vin !).
Mercredi matin, nous nous sommes extirpés du lit, déjà assomés par la chaleur, pour nous rendre à une visite culturelle pas très plaisante: la prison de Tuol Sleng, ou musée du crime génocidaire. Je crois toujours qu'il est important de connaitre les réalités de l'histoire d'un pays lorsqu'on le visite, c'est pourquoi j'ai insisté pour visiter Tuol Sleng, malgré les commentaires peu engageants des guides ("La visite est proche du cauchemar" par exemple). Pour être honnête, le musée a eu moins d'impact sur moi que le camp de concentration du Struthof que j'avais visité il y a pas mal d'années. Je suis plus âgée sans doute. Et peut-être aussi parce que je n'avais pas un survivant à mes côté pour me raconter les horreurs qu'il y avait vécu... Néanmoins, Tuol Sleng met mal à l'aise. Les dates sont si proches (1975-1979), les tâches de sang encore si rouges et les textes si incroyablement atroces... L'époque des Khmer rouges semble maintenant loin du Cambodge tel qu'il est aujourd'hui, mais on ne peut pas rester indifférent en voyant ces centaines de photos des victimes et des tortionnaires. De Tuol Sleng, seuls 7 survivants sont sortis. Des gens qui ont aujourd'hui à peine une soixantaine d'années. On ne peut ensuite s'empêcher de réaliser que tout ceux qui ont plus de 40 ans dans ce pays, ont connu le régime Khmer rouge... Il a été écrit que proportionnellement, le génocide du peuple Khmer a été plus important en nombre que celui perpétré par les Nazis.
Donc oui le Cambodge couve un grand nombre de merveilles, notamment la cité d'Angkor, dont je vous parlerai plus longuement dans le prochain message, mais aussi de longues plaines baignées de rizières, des pagodes aux toits d'or et aux sols d'argent et des sourires énigmatiques qui ne révèlent que partiellement les secrets de la civilisation Khmer. Mais le Cambodge panse encore les immenses blessures que quelques uns des siens lui ont fait. Le procès des Khmer rouges arrivera-t-il enfin un jour? Permettra-t-il aux milliers de familles décimées, de mutilés et d'orphelins de tourner la page? Je n'en sais rien. Il est toujours difficile de réconcilier deux peuples ennemis, mais comment réconcilier un peuple avec lui-même? Pas facile...
dimanche 26 avril
Vietnam - Laos - Cambodge
Je profite de cette première fin d'après-midi Cambodgienne pour faire un petit tour sur mon blog. Je suis arrivée à Phnom Penh ce midi et mon vol partait de Hanoi à 8h30 ce matin avec escale à Ventiane (Laos). Et oui je sais c'est bizarre mais c'est comme ça: il n'existe pas de vol direct Hanoi - Phnom Penh...
Donc comme le ciel était relativement clément ce matin, j'ai pu observer depuis le ciel les alentours des trois capitales et les différences sont saisissantes!
Autour de Hanoi, les rizières sont bien vertes à cette époque de l'année, il y a des bras de rivière un peu partout et des petites villes très denses au bord. On voit qu'il s'agit d'un pays surpeuplé, toutes les terres sont exploitées! Le Vietnam en plein essor a aussi pas mal de routes goudronnées, jusque dans les villages, et même une autoroute, bien visible depuis le ciel! L'activité intense de Hanoi diffuse assez largement dans la campagne environnante et la circulation reste importante assez loin de la ville.
Ventiane, c'est autre chose... On survole des hectares et des hectares de forêt apparement inexploitée avant de voir ne serait-ce qu'un petit village au bord d'un cours d'eau. Quelques cultures, quelques constructions, des routes essentiellement de terre et une ou deux routes principales mènent à la capitale (pour le côté que j'ai survolé bien entendu...). La position de l'aéroport ne m'a pas permis de survoler la ville mais étant donné mes impressions vues d'en bas, je crois que c'est assez espacé et petit avec peu de circulation.
Enfin Phnom Penh. Les environ sont bien exploité, comme pour Hanoi: beaucoup de rizières, encore à sec pour l'instant, quelques cours d'eau assez bas en cette saison et des villages. La principale différence avec Hanoi d'ailleurs, ce sont les villages. Ils sont généralement petits et assez mal desservis, des routes en terre, très peu de circulation... On voit que l'économie locale n'a pas atteint le niveau du Vietnam.
Quand à Phnom Penh vu d'en bas, je n'ai vu que peu de la ville pour l'instant. Je trouve que ça ressemble à Ventiane, des grandes avenues très espacées, d'immenses monuments, assez peu de circulation (ceci dit, en venant d'Hanoi, on trouve que le periph à Paris en heure de pointe est peu encombré...), une ville assez petite... Mais c'est tout de même plus grand, plus encombré et plus actif qu'à Ventiane!
Donc voilà, mes premières impressions du Cambodge sont notées! J'ai trouvé ce survol des abords des capitales très instructif, c'est assez révélateur de la situation du pays: densité de population, développement économique, infrastructures... On voit beaucoup de choses depuis le ciel...
Et sinon, une question que je me pose depuis ce matin (existentielle évidemment): Les touk-touk, ces sortes de "taxis" amménagés à l'arrière d'une moto, existent en Thailande, au Laos, et au Cambodge. Comment se fait-il qu'ils n'aient pas traversé la frontière vietnamienne? Quelqu'un connait-il la réponse à ce dilemne?
lundi 02 février
Montagnes Laotiennes
Et voici un nouveau petit drapeau à ajouter sur ma carte: Le Laos!
Je reviens d'une semaine de vacances dans le pays le plus Zen du monde, des vacances épuisantes mais vraiment agréables. Je classerais ça dans le "top 5 de mes meilleures vacances"! Nous sommes partis à 4 français expatriés au Vietnam pour échapper à la folie du Tet vietnamien le 24 janvier dernier.
Arrivée à Luang Prabang, 2e ville du pays le soir. C'est minuscule! Cette ville ressemble à une station balnéaire: hôtels, restos, touristes, c'est joli, calme et agréable. Le premier jour, nous avons parcouru la ville en long en large et en travers pour visiter pagodes et autres temples et profiter de la chaleur disparue du Vietnam ces dernières semaines.
Le 2e jour, nous voilà partis pour une randonnée à dos d'éléphant dans la forêt. Exotique? Oui sans aucun doute! confortable? mmh peut mieux faire (!) Enfin dans tous les cas, les éléphants sont quand même très agiles au vu de leur masse et je crois que le petit tour dans la rivière leur a bien plu! Nous avons terminé cette journée en nous baignant dans des cascades, pas de quoi se plaindre!
Troisième soirée à Luang Prabang avec une petite fièvre "shopping" dans le marché de nuit. Les couleurs et les odeurs de l'Asie me fascinent toujours autant...
Mardi matin, c'est le début d'une aventure d'un tout autre genre; les apprentis bikers que nous sommes (on conduit tout de même des Waves tous les jours au Vietnam) vont se lancer dans un nouveau défi: parcourir les montagnes laotiennes pendant 5 jours avec de grosses motos (220 cc). Impressionnant sûrement, infaisable, certainement pas! Nous avons donc quitté Luang Prabang en fin de matinée (quelques heures de retard sur le planning), sans trop savoir ce qui nous attendait.
Le premier jour fut une belle expérience, il a fallu nous familiariser aux motos et aux routes tout en profitant des paysages. Il a fallu aussi nous rapeller que de ce pays làn ous ne connaissons pas la langue... Mais bon, quelques rudiements de Thai, un bon langage des signes et l'expérience de l'Asie nous ont bien aidés! La première nuit, nous avons expérimenté la guesthouse rudimentaire de la campagne laotienne, rien de bien effrayant: il y a des lit et de l'électricité, des toilettes propres avec de l'eau froide, ilne nous en faut pas plus. Le repas fut local et bien apprécié après cette journée fatigante.
Fort de notre première journée, nous sommes partis plutôt confiant mercredi matin,après un petit déj frugal sur la place du marché, pour la suite de notre aventure. Et là, ce fut une autre histoire... Une des deux motos est tombée en panne d'essence... Et oui c'est idiot mais nous sommes débutants je vous le rappelle! Heureusement, la seconde ayant quelques réserves, on a pu chercher une pompe pas trop loin mais ce fut tout un poème! Le premier village n'ayant rien du tout, on a tenté de siphonner, sans tuyau, avec seulement un bout de bois évidé... innefficace... on est donc repartis à la poursuite de l'essence. Et c'est seulement après pas mal de kilomètres et deux bonnes heures que nous avons enfin pu faire redémarrer la seconde moto!
Avec tout ça, on avait définitivement foiré notre planning donc on s'est accordé une petite heure aux sources chaudes pour se laver un peu et se remettre de nos émotions. Pour le repas, quelques paquets de chips achetés sur la route ont fait l'affaire... Au coucher du soleil, on s'arrête dans un village, il y a une guesthouse. On ne sait d'ailleurs toujours pas ce qu'elle faisait là... Petit à petit, on a découvert que le village était dépourvu d'électricité et d'eau courante (un robinet sur la place du village fait l'affaire), que les uniques toilettes sont un trou en haut de la colline derrière la guesthouse, qu'il n'y a pas de restaurant, même miteux et que les habitants se demandent bien ce qu'on fait là! Le repas du soir sera donc: nouilles instantannées, gentiement préparées par l'épicière d'à côté et quelques biscuits pas très bons achetés chez elle... Pas de quoi perdre le moral et la bonne humeur, après tout, il vaut mieux en rire pas vrai? Surtout lorsqu'on découvre qu'il ne fait vraiment pas chaud et que nous allons partager notre nuit avec toute une joyeuse troupe de rats et de souris!
Le lendemain, c'est dans le brouillard que nous sommes allés nous nourrir d'une soupe dans le village suivant. Journée moins riche en rebondissements mais tout aussi intéressante. Nous avons finalement rejoins des routes plus fréquentées pour
atteindre la plaine des jarres, avec escale culturelle (quand même). Puis, nous avons dormi sans électricité mais aussi sans rats, avec de l'eau (froide évidemment) et des toilettes et dans une chambre propre.
A ce stade, vous vous dîtes que comme vacances, on peut faire mieux... Mais honnêtement, je ne crois pas avoir regretté à aucun moment et puisque tout le monde a gardé la bonne humeur et le sourire, tout était bien! Au final, on a bien rit, on s'est mit au défi et on était bien contents de nous!
Vendredi, la route était large et la "civilisation" (enfin si on peut dire) plus proche. Nous avons atteint Vang Vien, et son cortège de touristes venus faire la fête, en milieu d'après midi. Ce qui nous a permis de profiter du soleil et de la rivière avant de redécouvrir les joies du confort avec électricité, eau chaude et vrai repas. Le "trip" Vang Vien, nous a laissé assez indifférents et la fatigue aidant, notre soirée est restée courte!
Enfin samedi, les derniers 200km d'une route poussiéreuse et très fréquentée nous ont menés jusqu'à la capitale Ventiane. Une ville, certes, mais une capitale? il faut le savoir! Enfin voilà, nos derniers jours au Laos nous ont permi de renouer avec de la bonne nourriture, du confort et un peu de monde. Nous sommes maintenant tous de retour au Vietnam et la réalité semble bien loin de ces quelques jours coupés du monde. Je crois que tous autant que nous sommes, nous avons bien vécu cette expérience, zéro regret et surtout, des souvenirs plein la tête et des histoires qui restent gravées entre nous 4 (et nos motos qui nous ont supportés sur 1000 km au total).
Je vais bien entendu mettre quelques photos de tout ça histoire de donner quelques couleurs à mon récit!
vendredi 05 septembre
Bangkok
Le saviez-vous, le 2 septembre est la fête nationale du Vietnam… Bon il n’y a pas grand-chose à voir mais bon, c’est un jour férié ici ! Donc non je ne vais pas vous parler du 2 septembre mais du week end prolongé que cette date m’a accordé. Parce que, avec 4 jours, nous en avons profité pour partir à Bangkok, capitale de la Thaïlande voisine et accessoirement ville de débauche J
Bon je vais pas détailler tout le week end mais je pense que nous avons vu plusieurs des multiples visages de Bangkok et c’était … instructif ! Nous avons fais escale dans un de ces endroits glauques ou le spectacle est sensé être excitant pour les hommes (je précise…) mais visiblement, les quelques uns qui étaient avec nous n’y étaient pas très sensibles !
La journée, ce fût visites touristiques et shopping, histoire de faire le plein de jolies choses pas très cher ! Ce fût d’ailleurs assez productif de ce côté-là !
Le second soir, le spectacle était un peu plus intéressant puisque nous avons profité d’un cabaret Thaï : chant et danse avec un petit pourcentage non négligeable de chanteuses qui portaient des collants… (pour ceux qui ne devinent pas, on s’est aperçu que c’était un assez bon indicateur pour repérer les « fausses » filles !). La suite, ce fût un petit tour en boîte fort sympathique (ça faisait une éternité que j’avais pas mis les pieds en boîte…).
Enfin le dernier soir, nous nous sommes laissées (Caroline et moi) convaincre pour aller assister aux matchs de boxe Thaï par les garçons… Et, à ma grande surprise, j’ai bien aimé ! Au final c’est très respectueux malgré la violence des coups et j’ai trouvé que les boxeurs avaient une certaine élégance par rapport à la boxe française (dont je n’apprécie pas du tout le spectacle…).
Enfin voilà, je ne suis pas certaine d’avoir vraiment découvert quoi que ce soit de la Thaïlande mais j’avoue que profiter d’une ville et de compagnie m’a fait du bien !! Un petit moment de pause et de changement histoire de repartir du bon pied !
Bon, la prochaine fois, j’essaierai de faire un peu plus de tourisme et de vous raconter à quoi ressemble la Thaïlande ! ;)
samedi 14 juillet
Encore et toujours le Vietnam
Voilà maintenant 4 mois que je vis au Vietnam. Si sur le "carnet de route au Vietnam", je vous fais partager les anecdotes de ma vie quotidienne ici, Su ce blog -ci, j'ai plutôt envie de vous parler de Vietnam en général. ENfin le Vietnam, c'est un peu prétentieux, je connais surtout Hanoi!
Alors disons Hanoi. C'est une ville de charme, avec la force de son histoire inscrite un peu partout. Le Vietnam a connu une des grandes civilisations de l'histoire du monde et Hanoi conserve en son seing des marques profonde de l'époque des mandarins. Plus récemment, le Vietnam a connu une des guerres les plus célèbres et les plus controversées du vingtième siècle. Déchiré en deux parties, amies, ennemies, réconciliées pour le meilleur et pour le pire, l'histoire récente du pays est inscrite dans la ville actuelle mais surtout dans la mentalité des gens, dans leur façon de vivre l'ouverture économique, leur façon d'appréhender un futur de moins en moins communiste, leur façon de comprendre le monde occidental si loin et en même temps si proche. Les Vietnamiens, comme tous les peuples du monde, comptent leur lot de gens malhonnêtes, méchants, criminels, violents... Mais au Vietnam, on croise des sourires qui donnent envie d'aimer ce pays. Partager un peu de bonne humeur, essayer de discuter malgré la barrière de la langue, être accessible quelque soit la position sociale. Du Vietnam, je garderai surtout ces sourires, cette sensation d'être bien accueillie.
A mon sens, le Vietnam garde encore des plaies profondes qui restent à panser. Aujourd'hui, c'est un pays en pleine transformation, tout semble aller très vite ici, on sent que le pays vit et se transforme à vue d'oeil. Oh bien sûr, c'est loin d'être partout le cas. Dés qu'on s'éloigne des villes, les campagnes vivent toujours au rythme lent de la nature qui tourne comme ça depuis des siècles. Les gens des campagnes continuent à se battre chaque jour pour avoir de quoi nourrir leur famille. Le progrès, le développement, l'ouverture, sont des choses de la ville. Cela prend beaucoup plus de temps pour arriver jusque dans les zones rurales. Comme si le temps ralentissait à mesure que la ville s'éloigne.
Je vois peu la campagne et mon observation est sans doute parfois fausse. Mais la ville! La ville évolue si vite! ça en devient vraiment effrayant! Notre vieille Europe ne se voit plus changer comme ça. Tout est long et lent dans notre immense confort. Ici les choses évoluent chaque jour. On ne peux pas vraiment regretter que ça se passe comme ça. Pourtant comment accepter que certains travaillent comme des esclaves pour gagner une misère alors que certains affichent une fortune bien au delà de notre imagination. Comment concilier le chaleureux bazard des marchés à la splendeur silencieuse des grands supermarchés où on doit présenter sont passeport pour entrer? Comment imaginer qu'un repas coûte parfois moins d'1 euro alors que certains circulent au volant d'énormes 4x4 à 300 000 euros?
Les inagilités existent partout et existeront toujours. Je ne crois pas à une société parfaite. Mais ici, c'est tellement... trop! Tellement flagrant!
Voilà, le Vietnam pour moi, c'est un pays fascinant. Je vis ici à cheval entre l'évolution galopante de l'économie, et les lente pulsation du Vietnam quotidien, au coeur des ruelles, la marchande de fruit est toujours là, accroupie au milieu de ses paniers remplis de couleurs exotiques. Et quand le changement vient jusqu'ici, c'est le prix du Bun Cha qui a augmenté ou alors une deuxième voiture qui se gare régulièrement dans la rue... Je suis bien ici parce que j'aime sentir qu'un pays est vivant.
samedi 28 avril
Vietnam toujours
Désolée si je ne parle plus beaucoup des autres pays, maintenant que je suis "résidente" au Vietnam, j'ai plus de choses à raconter sur le Vietnam, forcément!
je vous met juste une photo qu'a prise Charlotte, une de mes collocs, histoire de vous donner envie d'aller voir sur "carnet de route au Vietnam" les nouvelles du front! A bientôt!

vendredi 01 décembre
Carnet de route au Vietnam suite
Pour les amateurs, le récitde notre séjour à la baie d'Halong est enfin terminé sur la carnet de route au Vietnam... Bonne visite!
mercredi 04 octobre
Carnet de route au Vietnam
J'ai rajouté un petit drapeau sur ma planisphère, mon monde s'est élargi! Le blog sur le Vietnam est lancé, et je commence à vous raconter nos premières journées... Pour l'instant ça avance doucement et je n'ai pas encore chargé de photos mais Fred si...
En tous cas, je vous invite à aller faire un tour sur le site de Sourires d'Enfants, il s'agit de l'ONG pour laquelle Fred a travaillé pendant 5 mois et je me dois donc de faire un peu de pub puisque je parle du beau pays pour lequel elle agit!
En attendant de vous donner plus de nouvelles de mes précédents voyages, je vous invite à visiter le Vietnam...
dimanche 24 septembre
De retour...
Nous voilà tous les deux de retour après 3 semaines de vacances au Vietnam, c'était vraiment super! Très prochainement, je vous ferais partager cette expérience à travers un nouveau blog, j'ai plein d'idées! Un peu de patience!
Cette semaine risque d'être un peu pleine... Après une absence de 3 semaines, surtout au mois de septembre, il y a pas mal de choses à régler, d'autant plus que ça y est je ne suis plus étudiante mais officiellement chômeuse! Donc par égard pour les Assedics qui ne me donnent rien du tout, je vais pas non plus passer mon temps à faire des blogs sur mes vacances! Mais disons que je devrais trouver quelques minutes à y consacrer... ;)
