samedi 29 décembre
Petit complément sur le piment
Suite au dernier message sur ma réaction au piment en Corée, j'ai un scoop: ce n'était pas le piment coréen! A Saigon, nous avons mangé dans un restaurant indien où, comme prévu, les plats étaient un peu épicés. L'un des plats qu'on avait commandé, pas le plus fort pourtant, m'a fait le même effet terrible que la soupe coréenne: le coeur qui accélère, la tête qui tourne... C'est assez bizarre, on dirait qu'une seule sorte de piment me fait cette effet là, comme un espèce d'allergie... Sur le moment c'est presque inquiétant, j'ai l'impression soudaine d'avoir couru un 100 mètres!
Si quelqu'un pouvait m'éclairer sur ce phénomène étrange, ça me ferait très plaisir!
mercredi 14 novembre
L'expérience du piment...
Ma jeunesse en Éthiopie m'a certainement appris quelque chose: supporter le piment! J'y suis habituée depuis mon enfance et je crains donc nettement moins que la moyenne des français la brûlure des papilles qu'il inflige. Et pourtant, ça m'arrive de réagir comme tout le monde quand je dépasse ma dose. Enfin je suis assez contente de voir que quand la plupart des personnes autour de moi soufflent, transpirent et deviennent rouges, je ne sens encore qu'un picotement des lèvres et de la langue. Sauf que rien ne prépare au piment coréen si ce n'est le piment coréen lui même...
Ici, les français me considèrent comme anormale quand j'avale du kimshi sans broncher et les Coréens se réjouissent de pouvoir partager leur met national. A part Fred, ils ne rencontrent que peu d'européens qui supportent ça...
Mais voilà, le piment coréen... C'est un peu particulier. Les plats éthiopiens sont certes forts mais le berbéré a l'avantage d'être, non pas du piment pur, mais un mélange d'épices très parfumé qui au delà de la brûlure, laisse un goût agréable dans la bouche. Par contre, il brûle longtemps et de manière un peu insidieuse, en arrière goût. Le piment coréen lui est très peu parfumé. Il est plus vif, direct. En bref, il arrache dés qu'on le touche du bout des lèvres. Mais la sensation de brûlure reste moins longtemps.
Ceci dit, le piment coréen me fait un effet étrange que je n'avais jamais eu jusqu'à présent. Généralement, quand on dépasse sa limite, on a chaud, on devient rouge et on respire plus difficilement. Les papilles en feu, une envie irrépressible d'avaler de l'eau glacée (très mauvaise idée en passant...). Mais là, non. Certes, ça brûle, mais pas longtemps, et il ne me donne pas chaud, pas les joues rouges, ni les yeux qui pleurent, mais le coeur qui s'accélère, l'estomac qui brûle et la tête qui tourne. Je crois que le piment coréen a réussi à me faire faire de l'hypertension... C'est une expérience étrange et je ne pensais pas que le piment pouvais avoir un effet interne plus violent que l'effet externe direct.
Enfin rassurez-vous, je ne frôle pas la crise cardiaque à chaque repas non plus, comme je l'ai dit plus haut, il faut que j'atteigne une certaine dose limite qui est loin d'être là à tous les repas... Mais voilà tout de même l'avertissement que je lance à ceux qui souhaite venir en Corée... Entraînez-vous avant! Préparez-vous psychologiquement et habituez vos papilles autant que vous le pouvez!
mardi 06 novembre
Bienvenue en Corée!
Eh oui! encore un petit drapeau à ajouter sur ma carte... Me voilà aujourd'hui en Corée, à Séoul, où je suis venue rendre visite à mon chéri! Si vous avez envie d'en savoir un peu plus sur ce pays mal connu des français, je vous suggère d'ailleurs d'aller faire un tour sur son blog qui sera bien plus complet que le mien puisqu'il y vit maintenant depuis 2 mois.
Pour le programme, je suis arrivée la semaine dernière, au début des vacances de Toussaint pour Fred. Nos premiers jours ont été bien occupés puisque nous avons fait une belle rando dans le parc du Bukhansan juste à la limite nord de Séoul puis nous sommes partis pour Gyonju (pardonnez moi l'orthographe c'est de l'approximatif...) au Sud du pays. Il s'agit paraît-il d'une des plus belles villes de Corée. Très riche en histoire en tous cas! La ville est petite et il n'y a pas d'immense buildings mais beaucoup de petites maisons aux toits traditionnels qui donnent à la ville un air de village. De tous les côtés, il y a des temples, des tumulus, des restes de la grande civilisation Silla qui peuplait la Corée il y a quelques siècles (environ le Moyen âge pour nous). Le pays s'est paré de ses couleurs d'automne qui font d'autant plus ressortir les beautés de son histoire.
Notre petit séjour dans le sud s'est aussi ponctué d'une escale à Deagu, deuxième (?) ville du pays, où nous avons rejoins quelques collègues de Fred pour une visite de ferme (un élevage de chien et du maraichage avec évidemment quelques rizières) et une soirée dans une famille coréenne, très accueillante!
Nous sommes revenus à Séoul depuis 3 jours et Fred a repris le travail. Je profite donc de sa présence pendant ses heures libres (il est prof quand même... ;)) pour visiter un peu l'immense ville de Séoul.
Mes impressions sur la Corée sont bien difficile à exprimée car j'ai tendance à toujours chercher la comparaison avec le Vietnam. La Corée est pourtant un pays moderne et bien développé, la culture est donc très différente. Il me manque sans doute cet aspect bouillonnant et chaleureux qu'on trouve dans les pays en voie de développement mais les coréens sont des gens très accueillants et extrêmement ouverts. Le plus difficile pour un européen en voyage ici, est la nourriture je crois... Certes pour moi, habituée au piment depuis ma plus tendre enfance, ce n'est pas si dur, mais disons pour la majorité des occidentaux, la nourriture coréenne reste très difficile d'accès car excessivement forte. Pourtant, il existe aussi des saveurs nouvelles et très différentes de celles auxquelles nous sommes habituées, la cuisine est très variée.
Sinon, Séoul est une ville immense, écrasante. Comme si tout un pays était condensé en une seule ville. Je suis contente d'être sortie un peu voir ailleurs en Corée car sinon, j'aurai eu la sensation que le pays se résume à Séoul et à ses immense buildings, sa rivière aux rives bétonnées et son immensité impossible à décrire.
Voilà pour mes premières impressions, j'en écrirai peut être d'autres, selon mon inspiration... A suivre!